Et si nous apprenions à mieux communiquer en couple ?

Nous le savons, la communication dans un couple, c’est la base. Elle cimente le couple dans la mesure où elle est équilibrée et harmonieuse. Bien la gérer, c’est un peu comme avoir un 2nd job. Rapidement, nous prenons nos marques, les habitudes arrivent, la routine occupe du terrain et nous entrons dans une zone de confort.

Ce confort, nous l’aimons, l’avons attendu, désiré et nous ne voudrions pour rien au monde le quitter ou qu’il nous quitte. Mais il peut se révéler très fragilisé si nous n’en prenons pas soin.

Vous êtes un couple heureux ? Vous tenez à le rester ? Alors restez là, servez-vous un bon petit thé (ou un café J ), nous vous livrons quelques vérités pour une communication amoureuse harmonieuse et durable.

Accepter que nous sommes différents

D’après l’essai américain de John Gray « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus », les êtres sont semblables mais différents. Le sexe des individus influerait sur leur comportement et il existerait entre les hommes et les femmes des différences fondamentales qui sont d’ordre inné.

Les accepter, c’est respecter et apprécier les différences mutuelles. En partant de ce postulat, il est nécessaire que chacun apprenne de lui-même, de ses attentes, ses besoins en vue d’atteindre l’équilibre intérieur.

Le bonheur conjugual à durée illimitée est accessible mais pour cela, chacun doit trouver l’harmonie au sein de son couple et un véritable épanouissement individuel.

Bien communiquer demande quelques aptitudes relationnelles

Bien communiquer avec son (sa) partenaire paraît simple en surface mais dans la réalité, cela exige un contrôle et une maturité émotionnelle importants.

Le bonheur du couple repose sur une relation sincère, authentique, bienveillante et basée sur la confiance. Pour qu’elle le reste, et selon le psychologue américain Carl Rogers, les deux partenaires doivent s’accepter sans jugement, tel qu’il (elle) est avec ses différences et ses spécificités, savoir faire preuve d’empathie pour atteindre l’équilibre du couple. Finalement, c’est se mettre dans les chaussons de l’autre en restant neutre.

Accepter l’autre sans jugement implique de facto honnêteté entre les conjoints, ouverture à l’autre, et l’affirmation de soi-même, dans ses ressentis, ses désirs, ses attentes, ses doutes mais aussi ses craintes. De cette intimité naîtra et grandira la complicité du couple.

La positive attitude et son effet domino

Bien communiquer en couple passe aussi par l’état d’esprit dans lequel les partenaires se trouvent. Le positivisme, c’est une philosophie de vie : voir le verre à moitié plein, à chaque problème sa solution, être optimiste. ..

Etre positif, c’est accepter l’imperfection de la situation et trouver les ressources pour l’améliorer.

Cet état d’esprit est très important, surtout en cas de conflit, car il permet de mieux véhiculer les messages quand bien même ils seraient difficiles à entendre.

Communiquer avec son partenaire en cas de problème, c’est aussi prendre en compte son état émotionnel et sa capacité à recevoir le message. Si ce message est positif, le partenaire adoptera une posture positive car vous lui laissez entrevoir des solutions à la situation.

Les essentiels : l’écoute, la bienveillance et le respect

La communication au sein du couple est la clé d’une relation forte et saine. Encore faut-il pour communiquer, savoir écouter, comprendre, avant de répondre.

Une bonne écoute prévient les difficultés. Elle exige que vous prêtiez attention au ton de la voix, aux expressions du visage, aux gestes et que vous gardiez un contact visuel. Les signes non-verbaux sont aussi très importants dans une discussion, ils traduisent des sentiments aussi bien que par les mots.

C’est par l’écoute et le dialogue, dans l’attention à soi et à l’autre, que la bienveillance peut fleurir.

Pour Isabelle de Ridder, systémicienne, « vivre en couple, c’est prendre soin de ce qui est précieux à l’autre ». Dans cet espace-là, on peut arriver à la bienveillance, la générosité, la bonté, l’envie de faire plaisir, qui nourrit le couple.

Semblable à la confiance, le respect est une valeur de base, fondamentale à toute relation de couple. Il permet au quotidien de bâtir une relation solide. Ce respect est mutuel, vis-à-vis de soi et vis-à-vis de l’autre.

Autrement dit, il est important de se respecter et de respecter.

Se respecter, c’est avoir une bonne estime de soi, comprendre sa propre valeur, et donc donner une place aux « je » dans le couple. C’est aussi s’affirmer, savoir dire ce que l’on pense, toujours dans un souci de bienveillance, et savoir dire non, exprimer ses besoins mais aussi ses limites.

Réciproquement, le partenaire doit se sentir soutenu, encouragé, écouté, compris et protégé.

Apprendre à se déconnecter

A l’heure des smartphones, des réseaux sociaux et de l’apogée d’internet, nous sommes en permanence connectés et cela affecte considérablement la communication au sein du couple.

Un appel oublié, un sms tardif, le temps de connexion sur les applis… c’est source d’inquiétude, de conflit.

Il n’est évidemment pas question ici de supprimer ces outils mais bel et bien de les utiliser intelligemment et lorsqu’il est question de communication amoureuse, il est préférable de privilégier le face à face.

L’échange physique, visuel, c’est le ciment du couple.

Vous l’aurez compris, bien communiquer n’est donc pas inné, cela s’apprend, se travaille et se cultive.

C’est un travail d’équipe, une danse à deux, et pour que le couple fonctionne durablement, l’investissement, l’engagement et l’amour doivent être réciproques.

Et pour vous, qu’est-ce qu’une bonne communication ?

Comment détecter le Pervers Narcissique ?

En amitié, en amour, en famille, au travail, le pervers narcissique sévit dans tous les types de relations et dans tous les milieux. Ce phénomène est tout autant féminin que masculin même si les études tendent à montrer que son visage est plus souvent celui d’un homme.

Entretenir une relation avec un(e) pervers narcissique peut porter atteinte à la santé physique et psychologique.

Depuis plusieurs années, les sociologues et les psychologues ont réussi à définir des traits de caractère du pervers narcissique. Dans cet article, nous vous expliquons comment le PN est né et qui il est.

Le pervers narcissique devenu phénomène de société

Les valeurs ont muté. Nous constatons que notre société moderne est essentiellement fondée sur la rentabilité, l’efficacité et le chacun pour soi. A une époque où l’insécurité, les crises sociales et financières sont à un niveau élevé, les valeurs comme l’altérité, la conscience et l’amour ont perdu de leur noblesse.

Les sociologues Christopher Lasch, Gilles Lipovetski et Dominique Barbier,  ont démontré au travers de leurs études que la mutation de la société en société de sur-consommation avait modifié le comportement de l’homme en un simple consommateur potentiel dans toutes ses activités quotidiennes.

En amour, les sites de rencontre en ligne vous poussent à vous exhiber pour mieux séduire et vous font la promesse d’un bonheur parfait à portée de souris. Dans les phénomènes sociaux, les émissions de téléréalité récompensent la manipulation et le narcissisme. Dans le milieu du travail, les ressources humaines ont perdu toute humanité par la stigmatisation du salarié et cette politique de toujours en demander plus.

Dans une société qui ne cesse de flatter notre ego, de nous séduire, et à l’ère de l’enfant-roi, l’autorité est mise à mal. Celle du père, de l’école, des institutions. Adulte, l’enfant-roi perd ses repères,  devient capricieux et narcissique avec la nécessité forte de satisfaire ses besoins immédiatement. Pour avancer et grimper l’échelle sociale, il faut briller, séduire, manipuler.

La perversion se met en place lorsque nous élisons ceux qui nous ont manipulés, séduits. La société créé les conditions optimales pour que le pervers narcissique s’y épanouisse.

Qui est-il ?

Nous comprenons mieux maintenant l’émergence de ce phénomène. Selon Dominique Barbier, les pervers narcissiques représenteraient 10% de la population. 10% d’individus en mal affectif et émotionnel qui cherchent à combler ce vide en se nourrissant des autres.

Pour mieux l’appréhender, essayons de comprendre qui il est et quel est son profil.

Avant tout, le pervers narcissique est un séducteur. Grâce à sa maîtrise du langage, il parvient aisément à séduire et attirer la sympathie de ses victimes. Assuré de sa conquête, le PN, totalement dénué d’empathie et indifférent aux désirs de l’autre, joue avec le baromètre émotionnel de sa victime en alternant le chaud et le froid. Ne sachant où donner de la tête et souvent isolée des autres, la victime subit pleinement l’emprise du PN qui justifie d’autant plus sa présence et sa nécessité.

En public, le PN, totalement obsédé par son image sociale, va toujours se montrer sous son meilleur profil et saura renvoyer une image positive de lui, de telle sorte que même absent, il saura faire parler de lui, ce qui lui apportera une grande satisfaction, voire une nécessité. Il joue un double jeu et peut s’avérer machiavélique dans l’intimité.

Jaloux maladif, il se nourrit de la tristesse de sa victime et ne supporte pas le bonheur de l’autre. Seule sa personne compte, l’autre n’est qu’objet.

Au contact du PN, la victime perd peu à peu confiance en elle, doute de sa valeur, de ses capacités, « ne sait plus où elle habite »  et devient l’objet de son bourreau.

Comment s’en sortir une fois pris dans ses filets ?

La victime peut mettre du temps à prendre conscience que la relation dans laquelle elle se trouve est toxique et dangereuse. Sous emprise, elle est dans une émotion contradictoire : elle souffre mais n’arrive pas à partir. Elle ira même jusqu’à essayer de sauver le PN de ses tourmentes, voire jusqu’à s’engager en se mariant ou en faisant un enfant. Or l’amour ne doit pas être une souffrance.

Pour sortir de cette emprise malveillante, il faut devenir acteur de la situation. En admettant que celle-ci ne changera pas, la victime va cesser de culpabiliser et de se justifier. En adoptant une posture indifférente aux critiques, le PN sera forcé de s’éloigner car il ne se nourrit que des émotions négatives.

Même si le terme de pervers narcissique est de plus en plus répandu, il est difficile de concevoir que cela puisse nous arriver. Souvent très fragile, il est conseillé d’amener progressivement la victime à prendre conscience de sa situation en soulignant des actes ou des paroles du PN.

Ce type de rencontre est véritablement destructeur et laisse des séquelles. Après un tel traumatisme, il est vital de prendre le temps de se reconstruire en étant bien accompagnée et bien entourée. Et vous, avez-vous déjà vécu une relation amoureuse toxique ?

Aimer et rester libre : le secret des couples qui durent

Le principe de liberté fait débat dans le couple. Le couple, c’est la réunion et le mélange de deux affectivités. Il se forme sur la durée par la réciprocité des sentiments, l’exclusivité sexuelle et une fréquentation régulière.

Les débuts de relation sont souvent fusionnels. Chacun est épris d’une attirance affective et sexuelle fortes pour l’autre. Chacun projette en l’autre ses désirs profonds, comble ses manques, guérit ses blessures….très rapidement, le « je » se transforme en « nous » et le couple devient une entité à part entière.

Oscar Wilde disait « Aimer, c’est ne faire qu’un, oui mais lequel ? ».

Aujourd’hui, le fonctionnement du couple a changé et se retrouve bouleversé par les nouveaux codes d’une société individualiste. L’idéal d’un amour fusionnel éternel semble lointain et les statistiques le prouvent avec l’augmentation du nombre de divorces, conséquence d’une envie débordante de liberté et de vivre pour soi.

La clé d’un amour durable et solide serait-elle finalement d’aimer et rester libre en même temps ?

3 raisons qui nous le prouvent :

Force est de constater que le couple a mué pour survivre

Depuis la génération de nos grands-parents, (c’est une quarantenaire qui parle) la notion même de couple a bien changé. Nous sommes passés du couple marital, le modèle de nos parents, qui une fois sur 2 finit mal, au couple libre, miné cette fois, par l’incertitude. C’est notre société actuelle qui nous pousse finalement à cultiver l’individualité jusque même dans notre intimité. L’amour, et plus globalement le couple, est mis à l’épreuve. L’individualisme n’a jamais été aussi fort et notre sexualité s’est affranchie. Le sociologue Jean-Claude Kaufman ira même jusqu’à dire que le couple est en quelque sorte le maillon faible de l’ensemble de la famille, tiraillé entre le désir d’autonomie et l’engagement auprès de l’enfant qui exige une disponibilité sans faille.

En réaction à cette mutation, nous observons aujourd’hui de plus en plus de couples « atypiques », que ce soit en termes d’âges, d’orientation sexuelle, d’aspiration et de mode de vie. Selon Jean-Michel Gagnon, psychologue, il n’existe plus un seul modèle mais plusieurs, en fonction des besoins des individus.

Les couples redéfinissent leurs propres règles et s’adaptent à cette nouvelle société.

Penser à soi pour mieux penser à l’autre

Que l’on soit célibataire ou en couple, Il est vital de ne jamais perdre son identité,  encore moins mettre de côté ses ambitions, ses rêves, ses préférences car finalement toutes ces choses définissent votre personnalité. C’est cette même personnalité qui a séduit votre partenaire lors du premier rendez-vous. Certes, dans les débuts d’une relation, nous avons tendance à nous oublier pour découvrir l’univers de l’autre, le laisser entrer dans notre vie. Nous avons même pour la plupart d’entre nous, le réflexe, certes humain, de vouloir protéger cette nouvelle relation en l’isolant. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès et se perdre dans la relation en ne vivant que pour l’autre et au travers de l’autre. Car pour qu’un couple existe et soit stimulé, il faut que chacun s’autorise à vivre individuellement tout en respectant un certain équilibre.

Mieux s’aimer permet de mieux aimer les autres. La relation avec soi détermine celle que nous avons avec notre conjoint. Si nous souffrons intérieurement de maux non réglés (angoisses, culpabilité….), nous allons involontairement les projeter sur l’autre.  La relation amoureuse ne doit pas répondre à un besoin car nous avons tous de l’amour en nous, au contraire, elle doit nous faire grandir.

Se sentir libre en amour, c’est possible si nous décidons d’avoir un jardin secret, une intimité. Que ce soit un fantasme plus ou moins tabou, un premier amour, des expériences sexuelles, des secrets de famille ou d’amis, une bêtise, un rêve fou, des blessures… tout ce que vous ne dîtes pas à votre partenaire vous permet de conserver votre individualité, d’entretenir un peu le mystère et la séduction entre vous et votre partenaire. Ce sentiment de liberté, c’est aussi de savoir que nous ne disons pas tout en sachant que nous pourrions le faire.

Respecter son individualité, c’est aussi se faire plaisir indépendamment de l’autre. Cela peut être en allant au cinéma avec des amies, avoir un hobby personnel, s’accorder des moments de solitude… conserver un espace privé évite toute frustration ou ressenti qui ne feraient qu’altérer l’équilibre du couple. Il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Et puis, les retrouvailles après un bref moment de séparation n’en seront que meilleures et plus fusionnelles.

Laisser l’autre se révéler

              Penser à soi dans une relation de couple, c’est bien. Mais que devient l’autre pendant ce temps ? Une bonne relation de couple repose sur un équilibre : c’est le contrat amoureux implicite.

Au même titre qu’il est important de penser à soi pour mieux penser à l’autre, le partenaire doit aussi pouvoir se révéler, s’exprimer et être lui-même, avoir son intimité s’il souhaite en avoir une. Le couple est la réunion de deux unicités. Des êtres différents qui s’enrichissent mutuellement à condition de respecter cette différence et de se faire confiance.

La réussite du couple repose sur les deux partenaires, c’est leur responsabilité.

Vous aimez que l’on prenne soin de vous, alors prenez soin de l’autre.

Vous aimez avoir de l’intimité, alors respectez le jardin secret de l’autre.

Vous aimez votre indépendance, alors acceptez celle de votre partenaire.

Finalement, amour et liberté sont compatibles à condition que les deux parties se respectent en tant qu’individu et avec bienveillance. L’amour doit rendre libre.

Et vous, vous sentez vous libre dans votre couple ?

L’amour à distance : ça peut marcher !

A la question « crois-tu en l’amour à distance ? » les avis sont très partagés. Et cela se comprend. Les statistiques ne sont pas vraiment avantageuses pour cette typologie de couple. La probabilité d’échec est souvent forte après l’emménagement.

Pourquoi ? Parce que lorsque l’histoire d’amour débute, la relation est intense, tout est beau, tout est nouveau. Le partenaire est parfait, dans son attitude, son attention, sa disponibilité, son enthousiasme. Tout n’est que joie, bonheur, et plaisir. Ce qui n’est pas totalement faux puisqu’il est toujours plus aisé lorsqu’on se voit peu de toujours se montrer sous son meilleur jour. Et c’est bien la distance qui créé cet environnement propice à la perfection et à l’idéalisation de  cette vie future à deux.

Mais il arrive parfois que l’histoire ne résiste pas et que les chemins se séparent parce que les attentes de chacun et la réalité sont en désaccord.

Pour autant, doit-on cesser de croire que l’amour peut survivre à la distance ?

Je pense que chaque histoire d’amour vaut la peine qu’on se batte pour elle. Alors voici quelques astuces pour que la vôtre ne tombe pas dans les statistiques des histoires échouées.

Votre histoire est unique : chérissez-la !

Parce qu’elle n’entre pas dans les schémas habituels d’une histoire classique de deux personnes vivant dans la même ville, votre histoire mérite d’autant plus d’attentions. Si elle présente quelques contraintes, je le reconnais, elle a aussi de nombreux avantages.

Elle ne connaît pas la routine, elle, bête noire du couple « classique » !

Elle est mesurable à l’investissement que vous y mettez. Avantage notable : vous serez donc ainsi très rapidement fixé(e) si votre partenaire vous suit ou pas (= gain de temps énorme pour changer de cap si nécessaire).

Vous êtes maîtres de votre mode de communication qui répond à un équilibre pour les deux partenaires, vous choisissez ensemble comment vous allez communiquer d’un commun accord.

Vous créez inconsciemment une intimité unique, conjointe, profonde, saine et satisfaisante avec votre partenaire, pour compenser la frustration et le sentiment d’insécurité lié à la distance.

Vous réalisez à quel point vous êtes chanceux : vous ressentez ce que tout le monde finit par chercher dans un couple : celui d’être indépendant tout en n’étant plus seul(e). Vous ne vous cachez pas parce que dans ce type de relation, l’hypocrisie n’a pas sa place. Vous vous livrez l’un à l’autre et créez alors une dépendance positive.

Ce que vous êtes en train de créer vous représente, vous. Votre union est unique, palpite jour après jour, et il ne tient qu’à vous de la chérir, de la faire grandir, et surmonter l’obstacle de la distance jusqu’à même faire disparaître cette sensation.

Alors prenez-en soin et vivez!

Instaurez la confiance entre vous

Elle est difficile à gagner et à accorder mais elle est la clé indispensable d’une relation saine et durable. Valeur fondamentale, elle nous apporte un sentiment de sécurité et couvre notre besoin de réassurance. Elle n’est donc pas à prendre à la légère lorsqu’on s’engage dans une relation à distance car les enjeux sont importants, il est question-là de confier nos émotions les plus intimes.

Je le répète beaucoup dans mes articles mais la clé de la confiance, c’est la communication.

Et dans tous les sens du terme, alors communiquez ! Quand ça va bien, mais aussi et encore plus quand ça va mal. Ne gardez pas de ressenti pour vous, cela s’aggraverait avec la distance et à la moindre brèche, le sujet rejaillit, au mauvais moment et généralement de manière maladroite.

Pour que cette confiance s’installe dans la durée, soyez donc honnête avec votre partenaire mais aussi sincère avec vous-même, et en accord avec vos valeurs.

Cultivez votre union, votre complicité (private joke, jeux, défis communs…), entretenez le désir (séduction, sextos..).

Sans vous oublier pour autant évidemment, vous n’en restez pas moins un individu à part entière avec ses besoins, ses envies, ses amis, son travail, sa vie. Montrez-vous disponible pour votre couple mais n’en oubliez pas votre individualité.

C’est en partageant vos émotions, vos vulnérabilités, et en vous respectant mutuellement que la confiance sera pérenne.

Ne tombez pas dans l’idéalisation !

C’est l’ennemi de cette typologie de couple. La distance et l’espace-temps entre les retrouvailles accentuent les qualités et atténuent les défauts du partenaire. C’est humain, c’est normal, l’esprit idéalise les situations, et ne s’attarde que sur le positif.

Et très souvent, le retour à la réalité n’est finalement pas à la hauteur des attentes de chacun. 

Luttez donc contre l’idéalisation et acceptez que votre conjoint ne soit pas parfait et réciproquement (eh oui tout le monde a le droit d’être de mauvaise humeur, de ne pas dire le mot tant attendu, d’avoir des maladresses…)

Vous maintiendrez alors une relation saine, durable, construite sur la transparence, l’honnêteté, le respect et la confiance.

Pour conclure, battez-vous pour votre histoire d’amour ! Même si cela peut paraître compliqué, chaque histoire vaut la peine d’être vécue  et qu’on prenne soin d’elle.

Et si la tâche vous semble difficile, n’hésitez pas à vous faire accompagner ensemble pour trouver les clés de la réussite de votre couple.

Et vous, avez-vous déjà vécu ou bien vivez-vous une relation à distance ?

Je vous invite à nous laisser en commentaire vos expériences.

Pourquoi court-on après le sentiment amoureux ?

La recherche du Grand Amour est un sujet qui traverse les générations et qui ne cesse d’interpeler les scientifiques, les psychologues, les écrivains, sans parler des médias et de nos familles (parents, grands-parents pour qui l’amour leur paraissait quand même moins compliqué à trouver à leur époque).

Dès notre enfance, nous comprenons d’ailleurs que la réalisation de soi, l’accomplissement d’une vie (heureuse entendons-nous bien) passe par la fondation d’une famille avec un(e) partenaire de vie. Comme si c’était l’unique chemin du bonheur. Au-delà des valeurs dont nous héritons, notre environnement culturel, que ce soit les contes, les mythes, les films, nous inculque cette nécessiter d’aimer.

Il est alors assez naturel qu’arrivé à l’âge dit de la maturité amoureuse, la rencontre de son âme sœur devienne une quête pour ne pas dire une obsession dans certains cas.

Je vous explique dans cet article pourquoi nous avons tant besoin d’aimer et que nous pouvons même finir par nous poser la question de aime-t-on pour vivre ou vit-on pour aimer ?

D’abord Aimer, c’est inscrit en nous

Autrement dit, ne luttons plus pour ne pas tomber amoureux, aimer, c’est dans nos gènes. Qu’on sorte d’une histoire douloureuse ou pas, l’envie d’aimer et d’être aimé(e) gouverne nos vies.

Pour en comprendre la raison, il faut se rappeler que nous n’en sommes pas moins des animaux dont l’instinct est d’assurer sa descendance, de se reproduire et de protéger les siens. Et pour cela, il faut être deux. Il a notamment été prouvé scientifiquement que l’homme, pourvu d’émotions, parvenait à survivre dans son environnement grâce notamment au plaisir. Par exemple, boire, manger et se reproduire procurent du plaisir à l’homme. Le désir est alors le facteur déclenchant. L’homme sait qu’en réalisant une de ces trois actions, il ressentira du plaisir, un sentiment de bien-être et de joie, ce qui l’incitera à le refaire plusieurs fois. L’homme finit par s’attacher au plaisir qu’il ressent et découvre le sentiment d’aimer.

Aimer, c’est nécessaire pour soi

Finalement, aimer est un acte assez égoïste.

Dès l’enfance, nos parents nous transmettent l’envie inconsciente d’aimer. La première histoire d’amour que l’on connaît, c’est bien la-leur. Elle sera d’ailleurs déterminante dans la qualité de nos relations futures. L’attachement de nos parents et notre attachement pour eux nous permet à chacun de nous de grandir et de construire les bases de notre vie d’adulte. Qu’elle que soit la solidité de ces bases en fonction des relations parents/enfants, nous cherchons tous communément à retrouver dans nos relations amoureuses ou amicales ces ressentis d’amour. Et c’est en aimant que nous allons combler ce manque. Nous aimons finalement pour couvrir un besoin personnel, celui de « s’auto-aimer » avant de penser au besoin de l’autre.

Nous aimons aussi par peur de la solitude, pour combler le vide, ou parce que nous nous sentons incapables de vivre seul. Aimer devient alors une nécessité, un instinct de survie plus qu’un désir et d’ouverture à l’autre.

Mais nous aimons surtout pour nous sentir heureux. Et c’est un phénomène physiologique. L’amour ressenti agit sur le cerveau qui sécrète des hormones et des substances de bonheur et de bien-être.

Agissant comme un anti-dépresseur naturel, le sentiment amoureux apporte joie, bienveillance et sécurité.

Aimer, pour avoir un statut social

Selon une étude INSEE, la France compte pas moins de 18 millions de célibataires, la proportion étant de 35,8% chez les femmes et de 42,7 % chez les hommes. Nombreux ou nombreuses sont ceux et celles à qui lors d’une soirée on a lancé « Si à 30 ans t’es pas en couple, c’est que tu as raté ta vie » ou bien encore « si tu n’es pas en couple, c’est que quelque chose ne va pas chez toi ».

Des phrases crève-cœur qui nous poussent inévitablement à rechercher dare-dare notre moitié à tout prix, sans être soi-même parfois convaincu que c’est ce schéma qui nous convient. Car après tout le célibat a aussi du bon et du très bon.

Quoi qu’on en dise, le couple reste le modèle à atteindre, pour asseoir son statut dans la société et y jouer son rôle. Que ce soit l’héritage familial, les conventions, dans le milieu professionnel aussi, être en couple rassure. Nous pouvons aimer librement, multiplier les histoires tout en les vivant pleinement, mais la pression sociétale finit par nous rattraper.  Il est important de se poser, de fonder une famille, pour renvoyer une image et un statut sécurisants.

Et enfin Aimer, pour se sentir vivant

On est touché par l’amour parce qu’il nous bouleverse, parce qu’il nous change, parce qu’il nous fait vibrer. Amour passion, amour sage, amour de raison, quel que soit son caractère, l’amour que l’on éprouve et que l’on reçoit nous grandit, donne du sens à notre vie. C’est un sentiment fort. Quand ce sentiment disparaît, nous ressentons comme un vide abyssal que nous tentons de combler rapidement. Aimer c’est se sentir vivant. Certains écrivains iront jusqu’à dire qu’on meurt ou qu’on vieillit quand on n’aime plus.

Vous aurez donc compris maintenant pourquoi nous courons tous à notre manière après le sentiment amoureux. Il nous nourrit, nous fait grandir, nous surpasser, vibrer. Toutes les émotions que le sentiment d’aimer anime le rend mystérieux, unique et complexe mais vital.

Et vous, que vous procure le sentiment d’aimer ?

La thérapie de couple : pourquoi tous les couples devraient en faire ?

La communication est un sujet très souvent évoqué dans nos articles. Elle est la base même d’une relation saine et durable. Malheureusement, et hélas bien trop souvent, elle se trouve rompue. Infidélité, divergence d’opinion, non ouverture à l’autre, narcissisme… les causes de cette rupture sont nombreuses et elles font terriblement mal au couple.

Le temps passe, la situation se dégrade, et la thérapie de couple intervient alors en « dernière chance » de se reparler dans le calme voire, de se reparler tout court. Lorsqu’elle est engagée, voyons-y déjà un signe positif. Cela signifie que les deux partenaires veulent se sortir ensemble d’une situation dans laquelle ils sont malheureux.

Comme tout le monde le sait, la mission de la thérapie de couple est d’identifier les causes profondes de la rupture de communication, de réengager le dialogue entre les deux partenaires de vie et de leur faire retrouver la voie d’une communication saine.

Sur le papier, cela semble crédible mais dans la réalité, 50% des thérapies de couple se soldent par une séparation. Alors quid de l’efficacité de la thérapie ou bien du timing ou de la prise de conscience que quelque chose était rompu ?

Dans cet article, nous allons voir pourquoi la thérapie de couple a du bon mais aussi et pourquoi elle est nécessaire même quand tout va bien.

La thérapie de couple : quézaco ?

On entend par thérapie de couple, l’accompagnement d’un couple par un psychothérapeute dans la résolution d’un conflit. A ne pas confondre avec les conseillers conjugaux, qui sont des professionnels de la relation d’aide, spécialisés dans les relations de couple et intrafamiliales et qui vont agir en mode coaching pour aller chercher les clés pour améliorer la gestion du conflit au quotidien.

Le psychothérapeute de couple, lui, va agir en profondeur pour démêler les principaux problèmes dans la relation de couple. Plus spécifiquement, il va contribuer à la mise en place d’une communication saine dans le couple et va l’aider à trouver de nouvelles bases afin qu’il redémarre une relation plus saine et établie sur des fondements plus solides.

Mettre ses problèmes, parfois les plus intimes, sur une table devant une personne que l’on ne connaît pas peut en rebuter plus d’un, c’est souvent le premier frein. C’est pourquoi le thérapeute n’est ni juge ni avocat. Il a pour unique objectif de permettre aux couples de s’écouter l’un et l’autre, d’identifier et de comprendre les points de blocage. Il reste spectateur mais s’engage à une implication totale dans son accompagnement à la résolution d’un problème. Les deux partenaires s’engagent en retour sur leur sincérité et leur volonté de trouver des solutions au problème.

Selon la problématique, le nombre de séances peut varier et en 3-4 séances les situations peuvent se débloquer totalement. Quand le conflit est plus profond cela peut prendre un peu plus de temps mais cela ne va jamais au-delà d’une année.

Pourquoi consulter ?

Vous avez décidé d’aller consulter : Bravo ! C’est déjà un grand pas dans la prise de conscience du problème. Cela révèle surtout une volonté forte de sortir de la crise. Et la thérapie prendra tout son sens si les deux partenaires sont tous deux dans la même posture et montrent le même engagement dans cette démarche.

Noyés dans votre quotidien, il vous est parfois difficile de prendre du recul sur une situation tendue et il est plus facile de penser qu’avec le temps la tension s’apaisera. Erreur ! Quand un couple va mal, et ce, pour de multiples raisons, toutes aussi bonnes et justifiées les unes que les autres, il s’enfonce dans un maquis de contradictions insoluble. Chacun, à l’affût des comportements négatifs de l’autre, devient aveugle à ce qui reste de positif.

Seule l’intervention d’une personne étrangère dans le système peut mettre un terme à cette situation. Le couple a alors devant lui une personne dénuée d’intérêt à défendre ou prendre parti et lève de facto l’agressivité ou le silence. Derrière chaque conflit se cache une autre problématique que le thérapeute va peu à peu faire émerger. Le couple veut traiter la partie visible de l’iceberg, le thérapeute va traiter la partie immergée dont le couple n’a pas conscience ou bien l’a refoulée.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise problématique qui justifie d’aller consulter. Si une crise survient, c’est que l’un des deux partenaires conteste sa situation. La dimension homme-femme n’est plus respectée, le couple n’occupe plus qu’une portion congrue. Ne pas être à l’écoute de cette contestation dirige inévitablement le couple vers la rupture. Elle peut notamment être brutale pour celui qui subit la décision.

Avant de former un couple, ce sont deux individus qui se font mutuellement une proposition qu’ils acceptent. Lorsqu’un couple consulte, c’est qu’une des propositions ne peut plus être honorée. Il faut alors revoir la proposition et voir si l’autre l’accepte à nouveau.

C’est pourquoi, soyez à l’écoute de vous-même dans votre quotidien, apportez du soin à vos ressentis et ne les mettez pas de côté en pensant vous en occuper plus tard.

Les couples qui vont bien sont eux aussi concernés !

Un couple, c’est une association complexe, chaque histoire est unique. Sa complexité le rend fragile et les épreuves qu’il traverse peuvent ébranler son équilibre.

Le mariage, l’arrivée du premier enfant, du second, transforment le couple en une petite équipe éducative. Avec l’évolution de notre société, l’enfant ne va plus cimenter le couple mais plutôt empiéter sur son territoire. Il est important de prendre conscience de la place qu’il faut donner au couple. Pour que cela fonctionne tout est une question d’équilibre. Pas assez de couple tue le couple, de même, trop de couple tue le couple. Les années passent mais on ne doit pas pour autant oublier de séduire, d’avoir les mêmes attentions des débuts ni d’organiser des soirées en tête à tête, bref de redonner du sens au couple pour qu’il existe en tant que tel.

Faire régulièrement des « bilans de couple », partir du principe que le couple n’est pas acquis prolonge sa durée de vie et le rend plus fort et résistant face aux épreuves. Les attentes et les envies évoluent avec le temps, on n’est individuellement plus le même à 40 ans qu’à 30. Il est important d’apprendre à analyser ses choix de vie, de prendre du recul, de se remettre en question et de s’assurer que le couple est toujours en phase. Que votre couple se porte bien ou traverse une crise plus ou moins profonde, prenez du recul en vous faisant accompagner. Si la thérapie de couple ne vous semble pas la meilleure option, soit parce que votre conjoint est réfractaire, soit parce que vous faire analyser vous rebute, orientez-vous dans ce cas vers un programme de coaching de vie. Sur une durée de 6 mois maximum et de 2 séances par mois, le rôle du coach sera de vous accompagner et de vous aider à résoudre votre problématique (ex : comment régler une crise, comment redonner du dynamisme à mon couple, comment pardonner à mon conjoint son infidélité…) en faisant émerger au sein de votre couple les ressources dont vous n’aviez pas conscience.

L’asexualité et l’émergence d’un nouveau genre

Méconnue, et souvent confondue avec la perte de libido, l’asexualité devient un nouveau genre à ne pas ignorer.

Selon des études américaines, 1% de la population mondiale serait asexuelle. Sans compter toutes celles et ceux dont le désir disparaît avec l’âge. Dans une société pourtant axée essentiellement sur la sexualité où les êtres se définissent par leur appartenance à un sexe, féminin ou masculin, et par leurs attirances sexuelles, homosexuelle, hétérosexuelle ou bisexuelle, les asexuels tentent de revendiquer leur orientation sexuelle comme étant à part entière.

L’AVA (Association pour la Visibilité de l’Asexualité), convaincue qu’une nouvelle catégorie sociale est en train d’émerger, œuvre pour créer une communauté et ainsi la possibilité d’entraide aux asexuels seuls et incompris, mais aussi à tous ceux qui n’ont pas encore mis de mot sur leur différence.

Pour comprendre les raisons de cette émergence, regardons de plus près ce qu’est l’asexualité, ce qu’elle n’est pas, ce qui permet de la détecter et comment vivre et s’épanouir lorsqu’on est asexuel.

L’asexualité, c’est une absence d’attirance sexuelle ….

Autrement dit, cela signifie ne ressentir ni l’envie de faire l’amour avec une autre personne, ni avoir d’attirance sexuelle, ni de pulsion sans que cela ne génère aucune frustration. Les asexués, appelés Ace dans le langage courant, vivent un amour platonique et entretiennent un rapport neutre à la sexualité. Même si le corps peut répondre à des stimulations sexuelles, il n’y aura pas nécessairement d’envie. En couple, l’asexuel peut avoir des rapports pour satisfaire principalement son partenaire.

L’asexualité regroupe elle-même différentes orientations sexuelles. Parmi les Ace, nous retrouvons les demi-sexuels, les grey-sexuels, les akoisexuels, et les aceflux. Ils se distinguent par la variabilité de leur attirance sexuelle. Si les demi-sexuels ressentent de l’attirance quand le lien avec le partenaire est très fort, celle des akoisexuels s’estompe quand l’attirance devient réciproque. Quant aux grey-sexuels et aux aceflux, leur attirance fluctue dans le temps.

Les asexuels se distinguent des aromantiques, qui ressentent de l’attirance sexuelle mais aucun sentiment amoureux. Un individu, homme ou femme, peut être asexuel et aromantique à la fois.

L’asexualité n’empêche pour autant pas l’attirance physique simple, mais cela reviendrait au même que de passer une heure sur instagram à regarder les photos de Bradley Cooper…

… mais pas un trouble de la personnalité

Au même titre que l’on naît hétérosexuel ou homosexuel, on peut naître asexuel. Ce n’est pas une pathologie, un problème à résoudre. Ce n’est ni hormonal, ni mental, ni psychologique.  L’asexualité ne se compare pas non plus à une abstinence par foi religieuse qui correspondrait au choix de ne pas avoir de relations sexuelles ni à la frigidité, qui est une dysfonction sexuelle caractérisée par un manque ou une absence de libido.

Se mettre en couple est d’ailleurs très compliqué pour les asexuels car si l’asexualité n’empêche pas de tomber amoureux ni de ressentir des émotions, elle s’oppose littéralement à la norme du couple : la sexualité.

L’asexualité ne signifie pas un dégoût du rapport sexuel mais tout simplement une absence d’envie. Certains asexuels en couple partageront avec leur partenaire le désir d’avoir un enfant pour l’amour de la transmission et la création d’une descendance mais dans le fond, le sentiment maternel sera déconnecté de l’acte sexuel.

Quelques signes qui ne trompent pas

Dans une société hypersexualisée comme la nôtre, difficile de ne pas se faire coller l’étiquette de frigide, coincé(e), malade, homosexuelle ou lesbienne refoulé(e) lorsque l’envie de faire l’amour n’est jamais au rendez-vous.

Pour être au clair avec soi-même, voici quelques signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille.

Le premier échange de lèvres d’une nouvelle relation ne vous émoustille pas plus que ça et vous le comparez plus à un passage obligé qu’à un moment intense de plaisir. Totalement désintéressé(e) par le sexe, vous vous projetez dans cette nouvelle relation plus sur le plan émotionnel que physique. Ce qui vous excite davantage c’est d’envisager la multitude de choses à partager avec l’autre sur le plan culturel, intellectuel. Mais là on ne parle pourtant pas d’amitié mais cela y ressemble étrangement. Vous avez l’impression que votre cerveau a déconnecté votre corps et ses envies. L’idée du rapport sexuel ne vous enthousiasme pas vraiment mais vous vous y laissez prendre malgré tout pour faire plaisir à votre partenaire. Vous avez néanmoins des besoins, comme tout être humain, mais ils ne sont jamais liés à un désir ou à une attirance quelconque.

Vivons heureux, vivons sans coucher

Dans notre société actuelle, le sexe est devenu un critère de réussite sociale au même titre que la réussite professionnelle, le salaire, l’apparence physique, la possession matérielle… il y aurait même des applications de coaching pour vous permettre d’améliorer vos performances sexuelles avec des indicateurs précis comme la fréquence, la durée, la vigueur….etc.

Nous pouvons alors nous poser la question de la survie des asexuels dans cette société. Faut-il se forcer à avoir des rapports, se créer une libido ? ou bien au contraire s’affirmer et assumer sa différence comme Joe Parrish, premier candidat politique asexuel américain qui a osé s’exprimer sur le sujet et ne plus en faire un secret.

Aujourd’hui, il existe une communauté active avec sa propre identité, une ambition, des valeurs, des droits qui défendent notamment la lutte contre les discriminations sexuelles. Cette communauté défend aussi une nouvelle redéfinition de soi, un nouveau sentiment de soi, la quête d’un apaisement, d’une confiance intérieure. On peut avoir des attirances affectives, sociales mais pas sexuelles et être très heureux pour autant. L’asexualité et l’épanouissement sont compatibles.

L’énergie libidinale qui est une tension continue peut donc aussi s’assouvir dans l’érotisme.. ou la sublimation : peindre des aquarelles, collectionner des timbres, s’épuiser sur un tapis de course..

Etre asexuel n’est donc pas un choix. C’est un statut. Notre société se transforme, de nouvelles orientations voient le jour avec toujours un seul objectif en tête : la quête d’une harmonie avec soi-même.

Si toutefois ce n’était qu’une perte de libido passagère, je vous invite à lire notre article « Comment gérer une baisse de libido ? ».

La notion d’intimité dans les couples des sociétés modernes

L’intimité d’un couple est souvent réduite à la sexualité. La vérité est qu’elle  est composée de mille et une attentions qui contribuent à donner au couple l’oxygène dont il a besoin pour vivre et grandir. Cette intimité, elle est complexe, unique et varie d’un couple à l’autre, voire même au sein d’un même couple au fil du temps. Elle est d’autant plus complexe qu’elle dépend d’une multitude d’éléments, de ce que chacun donne de soi, de ce qu’il veut partager, de ce qu’il décide de construire avec son partenaire. Mais surtout, elle est fragile et exige un engagement total et permanent de chacun dans la relation sinon elle meurt peu à peu, et le couple avec.

L’intimité amoureuse, c’est comme le couple, ça se travaille, ça s’entretient. Il est utopique de penser que parce qu’on s’aime, nul besoin de la travailler. Au contraire.

Ce que nous ignorons de l’intimité du couple

L’intimité, du latin intimus, qui veut dire « le plus profond » est un fragment très complexe de l’amour mais sans aucun doute le plus fascinant. Ce fragment est unique et surtout irremplaçable. L’intimité se définit plus comme une forme de relation à l’autre qu’un sentiment. Lorsqu’une intimité se créé entre deux individus, cela signifie que les deux partenaires se sont ouverts leur jardin secret, l’un à l’autre, sans hypocrisie, sans peur et sans jugement.

Cette fameuse intimité ne peut se créer que si les partenaires ont réuni les 7 qualités requises pour que la magie opère.

  • Prêter attention aux sentiments de l’autre, les respecter.
  • Les accueillir, être ouvert envers son partenaire.
  • S’ouvrir entièrement à l’autre, être vulnérable. C’est une force contrairement aux idées reçues.
  • Faire confiance et être honnête.
  • Ajouter de la passion et du désir à toutes les attentions que l’on requiert dans une relation dite amicale.
  • Etre des amis proches avec la dimension érotique en plus.
  • S’engager, selon Robert Sternberg, pour créer l’amour véritable.

L’intimité est en quelque sorte un lien physique, intellectuel, émotionnel étroit et unique entre deux personnes. Ce lien évolue et grandit avec le temps mais il demande qu’on en prenne soin, qu’on y consacre du temps pour impacter positivement son quotidien.

Historiquement parlant, l’intimité amoureuse est une notion complètement nouvelle, selon la sociologue Chiara Piazzezi. Avec l’évolution de la société, l’intimité est devenue le sujet prioritaire du couple. Ce qui n’est pas étonnant dans une société où tout individu est à la recherche d’une meilleure connaissance de lui et de son bien-être.

Certains, hommes et femmes, s’accordent à dire que l’intimité contribue davantage à leur satisfaction dans leur vie commune. L’espérance pour les couples aujourd’hui est d’ailleurs une pleine satisfaction « ensemble ». Seulement deux problèmes se posent. D’abord l’intime est trop souvent réduit à l’intimité sensuelle et sexuelle, le ciment du couple. Et de l’autre, le couple est un « duo » qui, pour tenir dans le temps doit savamment mélanger liberté, confiance, distance et retrouvailles.

A la recherche d’un équilibre entre deux exigences : intimité conjugale et intimité personnelle

Si l’on remonte dans l’histoire de la vie privée, dès la fin du XIXème siècle, on parlait uniquement d’intimité « conjugale » pour les adultes, où la sexualité s’inscrivait dans une chambre commune. A partir du milieu du XX eme siècle, sous l’influence à la fois de la scolarisation des jeunes filles et femmes du mouvement féministe, les membres du couple ont commencé à revendiquer une certaine intimité personnelle, autrement dit le droit à une certaine indépendance du conjoint. On parle alors d’intimité personnelle. Pour Anthony Giddens, sociologue britannique, l’avènement de cette intimité personnelle correspond à un idéal-type de relation, la relation « pure ». Une relation sexuellement et émotionnellement égalitaire, au sein de laquelle compte avant tout l’autonomie individuelle, la qualité des échanges et l’intensité émotionnelle. La rupture s’inscrit dès le début comme une éventualité. La réussite de cette relation dépendra de la satisfaction et de l’épanouissement individuel de chaque membre.

Ce modèle de relation ne peut cependant convenir dans notre époque car il sous-estime les besoins des individus modernes, à savoir le besoin de sécurité ontologique (fidélité et engagement à long terme), le besoin de parentalité, et enfin le besoin de se satisfaire de la vie commune. Se dessine alors un nouveau modèle, celui du double respect, un équilibre entre la fusion et l’autonomie. Des études ont démontré que des trois modèles d’intimité, celui du double respect était compatible avec le processus d’individualisation grandissant. C’est d’ailleurs ce modèle d’intimité qui l’emporte largement dans les statistiques, où l’identité personnelle tend à se confondre avec celle du partenaire.

Selon le modèle retenu, des études montrent que l’amplitude de la protection de soi peut varier selon les thématiques (ouverture du courrier personnel, répondre à la place du conjoint à son téléphone, la gêne d’aller aux toilette en présence du conjoint, garder son nom de jeune fille…). Ces mêmes disparités apparaissent pour les pratiques communes ou séparées (acheter des vêtements sans son conjoint, aller voir ses parents ou partir en vacances sans son conjoint, sortir sans son conjoint…). De même, dans le rapport à l’engagement conjugal, le sens de la vie commune, et la question de l’enfant, les trois modèles d’intimité présentent des différences mais ne doivent pas exclure le problème commun qu’ils ont à résoudre.

Les études menées auprès des couples ont montré que toutes les tensions quotidiennes provenaient finalement de la manière dont chacun revendiquait son intimité personnelle et l’interprétation que s’en faisait le partenaire. Tout est une question d’offense territoriale et d’acceptation de cette offense. Chaque besoin d’intimité personnelle doit être légitime pour celui qui le réclame, mais aussi pour son partenaire, et non-menaçant pour le couple. Chacun doit apprendre à combiner le dosage entre le degré d’indépendance et la reconnaissance d’autres besoins, la stabilité et la sécurité.

Vers une fusion ouverte !

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Vous ne savez pas trop comment commencer ? Écrivez simplement la première chose qui vous passe par la tête. Anne Lamott, auteur d’un excellent livre sur le processus d’écriture, affirme qu’il est nécessaire de s’autoriser un « premier jet bordélique ». C’est un enseignement essentiel : commencez par écrire, vous vous occuperez de retoucher votre texte plus tard.

Une fois que vous êtes prêt à publier, attribuez à votre article trois à cinq étiquettes qui décrivent son sujet : littérature, photographie, fiction, parentalité, alimentation, voitures, films, sports, etc. Ces étiquettes aideront les internautes intéressés par ces sujets à vous trouver dans le Lecteur. Veillez à ce que l’une de ces étiquettes soit « zerotohero », afin que les nouveaux blogueurs puissent vous trouver également.

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